Article de Ouest France

Publié le par Association Vivavi (Vivre aux villages)

 Reportage

Au cours de ces deux mois au Burkina Faso, une préparation au concours

bien sûr, à travers cours et stages, mais également une rencontre avec
le pays, et plus que tout avec ses hommes, ses femmes et ses enfants.
Portrait de ce que j’ai vécu au cours d’un voyage en août dernier avec
quatre autres Français.

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L’authenticité au quotidien
Située à l’est du Burkina, Fada N’Gourma est la ville d’accueil des
élèves comme des séjours solidaires organisés par l’association Vivavi
(Vivre au village). « Accueil », c’est bien le mot qui convient. La
chaleur n’est pas seulement dans l’air, elle est aussi et surtout dans
les cœurs, les regards, les sourires de tous ces Africains. Durant ces
quelques semaines, la dizaine d’animateurs de Vivavi sera aux « petits
soins » pour ses hôtes : permettre aux jeunes Français de découvrir la
vraie vie à la ville, dans la brousse et chez les nomades Peuls. Même
s’il faut pour cela dormir sur une simple natte sous un baobab,
traverser une partie du pays dans un car qui tressaute à chaque
nid-de-poule -et ils sont nombreux-, désherber les champs de coton
l’échine courbée, ou encore vivre quelques jours sans électricité.
Parce qu’au bout de tout cela, il y a La rencontre, la découverte de
l’Autre dans tout ce qu’il est d’essentiel au quotidien, et l’on se dit
alors qu’on est riche de cette Humanité, de ces gens qui ont si peu et
qui donnent pourtant tellement d’eux-mêmes.
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Le sourire du Burkina
Dans ce pays dont un tiers de la population du pays vit en dessous du
seuil de pauvreté, on y retrouve le sourire à tous les coins de rue, de
chemins, à la porte de chaque maison, de chaque case, sur le bord des
routes où des vendeurs installent des stands de fortune avec quelques
mangues et sacs de galettes de mil. Même cette petite fille en haillons
qui marche pieds nus sur l’asphalte sait sourire aux Blancs qu’elle
croise… Et toujours ces bonjours, un pour le matin, le midi,
l’après-midi, un autre encore pour le soir… Fanda, Tunda, Loojou, des
bonjours que l’on voudrait ne pas quitter, pas plus que tous ces
Burkinabè désormais dans nos cœurs… À leur retour, les jeunes Français
ne seront plus les mêmes : ils sauront que l’Afrique, c’est la chaleur,
la misère, la pollution, mais aussi les couleurs, les saveurs, les
odeurs et les rires… La vie, grâce à Vivavi…

Marie BAZIN

 

Publié dans Au fil des jours...

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